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Pilgrim est un blog avant tout photographique, une invitation par l'image à découvrir le littoral de la Charente-Maritime. Ses paysages sont le fruit de la dynamique naturelle de la côte et du travail séculaire des sociétés qui nous ont précédés. Legs naturel et culturel précieux que je m'efforce de vous montrer, en espérant que les moments que vous passerez ici seront une source d'inspiration pour vos futures pérégrinations.

Jeudi 22 octobre 2009


L'oeuvre de la tisseuse, dans l'encadrement d'une porte...



* Bab : la porte, en arabe. Web : la toile, en anglais.



Par Hacène - Publié dans : Faune et flore
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Lundi 19 octobre 2009
Epilobium hirsutum L. a plusieurs noms vernaculaires : Épilobe hirsute, Épilobe hérissé, Épilobe velu, Épilobe à grandes fleurs... Cette espèce est une Onagracée, la même famille que les fuchsias. On la trouve préférentiellement dans les zones humides, près des fossés, des cours d'eau, où elle se développe essentiellement par voie végétative grâce à son rhizome. On la trouve principalement en plaine, dans presque tous les départements français, sauf quelques-uns trop méridionaux. Dans de bonnes conditions, elle peut atteindre une hauteur variant entre 50 et 130 cm. Rien de tel pour la plante ici présentée, qui a vaillamment poussé entre les dalles de ma terrasse exposée plein sud, sans apport particulier en eau. D'où une taille en rien représentative... La floraison est terminée depuis une semaine, cette photographie a été prise il y a une dizaine de jours.




Epilobium hirsutum L.





Par Hacène - Publié dans : Faune et flore
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Dimanche 18 octobre 2009
Dans l'article du 20 septembre intitulé La mer va-t-elle monter ?, il était fait référence à un grand nombre de variables, dont l'évolution est soi-disant déjà catastrophique.
Concernant le continent antarctique, nous avions vu que la tendance de ces dernières décennies est à une légère baisse des températures sur la plus grande partie de sa superficie. Une publication scientifique faisant état de la fonte des glaces sur ce continent durant le dernier été austral (notre dernier hiver dans l'hémisphère nord) a récemment été publiée. Un climatologue américain en retraite en a extrait l'information pour tracer le graphique ci-dessous, plus lisible que l'original, qui présentait en même temps d'autres variables. Ces données sont issues des observations satellitaires par micro-ondes.





On y voit clairement que depuis que de telles mesures sont effectuées, la fonte estivale de la calotte de glace antarctique n'a jamais été aussi faible. La tendance est d'ailleurs globalement à la baisse. Une observation en parfaite cohérence avec l'évolution thermique du continent.


Il était aussi fait mention, dans l'article sur le niveau des mers, de l'activité cyclonique, inexorablement à la hausse d'après les multiples annonces faites un peu partout dans les médias. Pour la mesurer, on utilise un indice nommé ACE, pour Accumulated Cyclone Energy, qui combine la fréquence, la durée et l'intensité des cyclones. J'avais présenté l'évolution de cet indice pour l'hémisphère nord, jusqu'en 2008. La saison cyclonique de notre hémisphère touchant à sa fin, les dernières données sont disponibles. Voici donc, cette fois pour les deux hémisphères en même temps, l'évolution de l'indice ACE depuis que les mesures sont à peu près sûres (satellites).



Comme on peut le constater, l'activité cyclonique de cette année est la plus faible jamais enregistrée en trente ans. Comme pour le record de faible fonte en Antarctique, il y a fort peu de chances pour que les médias relaient de telles informations, scientifiquement vérifiées mais trouvant difficilement leur place dans des articles sensationnalistes...




Par Hacène - Publié dans : Environnement / science / santé
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Jeudi 15 octobre 2009

Une île surgit dans l'estuaire de la Gironde



L'île s'est formée par accumulation de sédiments à l'entrée de l'estuaire,
à deux kilomètres du phare de Cordouan (ci-dessus),
surnommé «le roi des phares». Crédits photo : AF
P


À deux kilomètres du phare de Cordouan, des sédiments se sont accumulés sur 4 hectares, formant un territoire encore ignoré des cartes. Un phénomène extrêmement rare.


Elle n'est pas apparue du jour au lendemain, mais à l'échelle classique de formation des continents, sa naissance pourrait être qualifiée d'assez soudaine. Selon les témoignages recueillis auprès des plaisanciers, l'émergence de ce vaste banc de sable remonterait au mois de mars. Aujourd'hui, l'îlot présente 4 hectares découverts à marée haute et une centaine à marée basse, à deux kilomètres du célèbre phare de Cordouan. «On avait déjà vu une dune grandir dans l'estuaire sous l'effet de l'accumulation de sédiments, mais elle était rattachée à la côte. Une île qui se forme au milieu de l'estuaire, voilà un phénomène tout à fait nouveau», s'émerveille Jean-Marc Thirion, écologue et président de l'association Obios (Objectifs biodiversité) contacté par lefigaro.fr.

Difficile d'expliquer avec précision le mécanisme ayant conduit à l'émergence de ce bout de terre, mais pour le scientifique, l'accumulation d'un si grand volume de sédiments à cet endroit est sans doute liée à «l'importante érosion des côtes charentaises, qui s'est accentuée ces dernières années sous l'effet des deux ouragans, Martin en 1999 et Klaus en 2009».

Aujourd'hui, on recense sur l'île une douzaine de plantes différentes, dont une partie relevant de la végétation spécifique aux dunes. Autant de signes, selon Jean-Marc Thirion, que le milieu évolue «vers quelque chose de plus complexe».

Fêtards et parachutistes investissent l'île


Mais cet écosystème fragile pourrait être victime de sa toute nouvelle notoriété. «Ça devient presque un lieu à la mode. Deux cents personnes sont venues faire la fête sur l'île début septembre, et l'autre jour, elle a servi de terrain d'atterrissage à un groupe de parachutistes. Or, c'est un lieu sensible au surpiétinement», s'alarme l'écologue, qui s'est pour sa part rendu sur place à deux reprises avec d'autres naturalistes pour étudier la faune et la flore locales.

Outre la question de sa protection, celle de l'attribution de l'île à telle ou telle commune proche ne devrait pas manquer de se poser. «Il va falloir la géo-référencer. On est un peu perdu, il y a un vide juridique autour de cette question», constate Jean-Marc Thirion. De toute façon, selon lui, «aucune commune ne semble vraiment s'en préoccuper » pour l'instant. C'est encore la ville de Royan, en la personne de l'adjoint au maire chargé de l'environnement, Bernard Giraud, qui s'intéresse le plus à ce territoire surgit des eaux, rapporte Sud Ouest. Opposé à l'implantation d'un terminal méthanier sur la pointe du Médoc, il voit dans cette île le signe que les déplacements de sable sont plus complexes à prévoir que ne le laissait entendre un rapport commandé par le grand port maritime de Bordeaux. Et que les efforts pour maintenir un chenal de navigation risquent d'être, de ce fait, plus coûteux que prévu.

Reste à savoir si l'île ne va pas disparaître aussi vite qu'elle est apparue. «Il se peut en effet que ce ne soit que transitoire, admet Jean-Marc Thirion. Mais le volume important de sable qui se déplace dans l'estuaire laisse penser qu'il y a de fortes chances pour que ça se pérennise».

Pauline Fréour
Source : Le Figaro

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Note de Pilgrim
: D'après Le Figaro, ce phénomène daterait du mois de mars de cette année, mais cela fait bien 18 mois à deux ans que j'en ai entendu parler la première fois. Voici deux images. La première est tirée de wikipedia (libre de droits). La date de prise de vue n'est pas indiquée, mais il y a un an, j'ai abordé ce banc et il était plus fourni. Elle pourrait donc avoir plus d'un an, mais la morphologie des bancs sableux étant très changeante, ce n'est pas sûr (du tout).


Elle a bien sûr été prise depuis le phare, dont on voit l'ombre en cette fin de journée. À gauche, la chaussée sumersible qui mène au phare depuis le bord du plateau rocheux, où abordent les bateaux de passagers.

Voici maintenant une capture d'écran montrant le site tel que révélé par Google Earth, à partir d'une photographie aérienne, donc.


En bas à gauche, la tâche sombre est le plateau rocheux sur lequel est construit le phare de Cordouan, qui apparaît comme un point blanc. La chaussée submersible est visible également.
Les bancs de sable au nord (en haut) sont au moins partiellement submersibles. Par contre, la longue langue de sable, dont l'une des pointes est à proximité du phare, reste partiellement au-dessus des plus hautes eaux, toujours découverte. Elle est d'ailleurs visible depuis le continent.
Ce phénomène, bien que spectaculaire, n'est pas rare. Mais nul ne peut dire si l'île sera encore là dans un an. Quoi qu'il en soit, suivre son évolution et notamment sa colonisation par la végétation suscite un vif intérêt de la part de tout naturaliste...


Addendum du 22 octobre 2009 : Blanche, qui laisse parfois un message sur Pilgrim et habite la région, m'envoie ces quelques photos prises l'an dernier sur le banc de sable en question. La végétation n'était pas encore présente :






Par Hacène - Publié dans : Estuaire de la Gironde
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Lundi 12 octobre 2009







Nebkas sur une dune de la Côte Sauvage



Les nebkas sont de petites dunes formées par l'accumulation de sable piégé par un obstacle quelconque, notamment végétal. La plante, en ralentissant le vent, entraîne le dépôt du sable que celui-ci mettait en mouvement. Ces accumulations sont généralement de quelques décimètres, comme ici, mais elles peuvent exceptionnellement atteindre deux à trois mètres (Fezzan libyen et Lout iranien).




Par Hacène - Publié dans : Côte Sauvage
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Jeudi 8 octobre 2009
J'inaugure une nouvelle catégorie, faite des mots des autres. Les auteurs seront divers, peut-être même pas toujours connus. Les sujets abordés seront tout aussi variés. L'objectif est de donner du grain à moudre à l'esprit. L'adhésion n'est pas une règle, le rejet parfois de rigueur je pense. Rien de tel pour aujourd'hui néanmoins.

Il est bien sûr possible de m'envoyer des citations, en cliquant sur contact, tout en bas de la page.

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Addendum : Certains semblent être dans l'impossibilité de lire une bonne partie droite du texte. Vous pouvez retrouver celui-ci intégralement dans la réponse au premier commentaire.





Par Hacène - Publié dans : Citations
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Samedi 3 octobre 2009
En 1884 fut construit en Patagonie, à l'extrémité méridionale de la Terre de Feu, en Argentine, un Phare du Bout du Monde, qui donna son nom au roman qu'il inspira à Jules Verne. Abandonné à la décrépitude moins de vingt ans plus tard, il est redécouvert par André Bronner, Rochelais d'adoption, qui décide de le reconstruire en 1994. Une autre réplique du phare original est rapidement mise en chantier, face à la pointe des Minimes, à La Rochelle. Inauguré début janvier 2000, Le Phare du Bout du Monde de La Rochelle est maintenant bien connu des gens de la région...



La Pointe des Minimes et le Phare du Bout du Monde
Photo recadrée (!)






Par Hacène - Publié dans : La Rochelle
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