Nebkas sur une dune de la Côte Sauvage
Les nebkas sont de petites dunes formées par l'accumulation de sable piégé par un obstacle quelconque, notamment
végétal. La plante, en ralentissant le vent, entraîne le dépôt du sable que celui-ci mettait en mouvement. Ces accumulations sont généralement de quelques décimètres, comme ici, mais elles
peuvent exceptionnellement atteindre deux à trois mètres (Fezzan libyen et Lout iranien).
Par Hacène
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Publié dans : Côte Sauvage
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J'inaugure une nouvelle catégorie, faite des mots des autres. Les auteurs seront divers, peut-être même pas
toujours connus. Les sujets abordés seront tout aussi variés. L'objectif est de donner du grain à moudre à l'esprit. L'adhésion n'est pas une règle, le rejet parfois de rigueur je pense. Rien de
tel pour aujourd'hui néanmoins.
Il est bien sûr possible de m'envoyer des citations, en cliquant sur contact, tout en bas de la page.
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Addendum : Certains semblent être dans l'impossibilité de lire une bonne partie droite du texte. Vous
pouvez retrouver celui-ci intégralement dans la réponse au premier commentaire.
Par Hacène
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Publié dans : Citations
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En 1884 fut construit en Patagonie, à l'extrémité méridionale de la Terre de Feu, en Argentine, un Phare du
Bout du Monde, qui donna son nom au roman qu'il inspira à Jules Verne. Abandonné à la décrépitude moins de vingt ans plus tard, il est redécouvert par André Bronner, Rochelais d'adoption,
qui décide de le reconstruire en 1994. Une autre réplique du phare original est rapidement mise en chantier, face à la pointe des Minimes, à La Rochelle. Inauguré début janvier 2000, Le Phare du
Bout du Monde de La Rochelle est maintenant bien connu des gens de la région...
La Pointe des Minimes et le Phare du Bout du Monde
Photo recadrée (!)
Par Hacène
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Publié dans : La Rochelle
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Mercredi 30 septembre 2009
Bidoche, aux éditions Les Liens qui Libèrent (LLL). Sortie aujourd'hui en librairie, du dernier livre de
Fabrice Nicolino, journaliste bien connu de ceux qui fréquentent le blog Planète sans visa. Il existe désormais un site consacré à ce livre, à partir duquel on peut accéder à un blog spécifique. Bien sûr, je ne l'ai pas encore lu, ce qui ne saurait tarder,
mais je vous encourage néanmoins dès aujourd'hui à le faire, en acquérant l'ouvrage en question.
En voici l'introduction :
Je suis né pour ma part dans le sous-prolétariat urbain de la banlieue parisienne. Ce n’est pas un lieu rieur. Ce ne fut pas un temps calme. Il m’arriva plus d’une fois de rêver meilleur destin.
Mais qui choisit ? Il reste que, dans les meilleures années de cette époque engloutie à jamais, ma mère préparait le dimanche midi un roast-beef, un rosbif farci à l’ail qui déclenchait chez nous
tous, les enfants de cette pauvre nichée, une émeute de papilles.
Un repas peut-il rendre heureux ? Oui. Un morceau de viande peut-il faire croire, le temps d’une tablée familiale, que tout va bien, que tout va mieux ? Oui. J’ai mangé beaucoup de viande. J’ai
pris un grand plaisir à mastiquer, à partager avec les miens ce qui était davantage qu’un mets. Je suis mieux placé que d’autres pour comprendre que manger de la viande est un acte social majeur.
Un comportement. Une manière de se situer par rapport au passé maudit de l’humanité, et de défier le sort promis par l’avenir.
Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j’ai changé d’avis et de goût. Modifier ses habitudes est l’une des vraies grandes libertés qui nous sont
laissées. Je l’ai fait. Derrière la viande, peu à peu, les morceaux, hauts et bas, se sont reformés, comme dans les dessins animés de mon enfance, qui ignorent tout de la logique triviale de la
vie ordinaire.
Derrière une côte de bœuf, j’ai fini par voir un bœuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon. On peut parler d’un choc, immense et lent. L’histoire que je vais vous raconter
n’est pas simple, et j’en suis le premier désolé. Elle peut d’autant plus paraître compliquée qu’elle l’est en réalité. Mais ce n’était pas une raison pour faire un livre pesant. Celui-ci ne
devrait pas l’être. On y verra beaucoup d’hommes en action, prenant en notre nom des décisions plus ou moins réfléchies. Avec des conséquences majeures que la plupart ignorent.
Cela explique les tours, détours, ruses et contorsions d’une affaire profonde, qui nous concerne tous. Ce livre sur la viande commande du temps, et de la réflexion. Peut-être est-ce une mauvaise
idée de le signaler d’entrée, à l’heure d’Internet et du zapping tous azimuts. Mais c’est ainsi. Au moins ne serez-vous pas trompé sur la marchandise. Il reste que cet ouvrage peut aussi se lire
pour ce qu’il est : une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n’était inévitable. Où tout aurait dû être pesé. Ou tout aurait pu être contrebalancé. Une histoire pleine de bruit
et de fureur, emplie jusqu’à déborder de qualités qui sont souvent de pénibles défauts. Laissez-vous porter par cette vague venue des temps les plus anciens, et posez-vous les bonnes questions,
qui vous rendront fiers d’être des humains dignes du mot.
Comment des animaux aussi sacrés que le taureau Hap de la plus haute Antiquité sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en
notre nom, de nouvelles méthodes pour « fabriquer » de la « matière » à partir d’êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-il aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l’industrie
de la bidoche est-elle dotée d’une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? À la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l’élevage industriel ? Pour quelle raison
folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d’antibiotiques et d’hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver dans des proportions étonnantes la
si grave crise climatique en cours ?
Qui est responsable ? Et y a-t-il des coupables ? La réponse n’a rien d’évident, mais elle existe, dans les deux cas. Ce livre vous convie à une plongée dont vous ne sortirez pas indemne. À la
condition de le lire pour de vrai, vous ferez ensuite partie d’une tribu en expansion, mais qui demeure on ne peut plus minoritaire. La tribu de ceux qui savent. Et peut-être même rejoindrez-vous
celle qui ne veut plus. A-t-on le droit de se révolter ? On en a en tout cas le devoir.
Je mange encore de la viande. De moins en moins, et désormais si peu que j’entrevois le moment où je cesserai peut-être de le faire. Je ne suis pas un exemple. Je suis exactement comme vous.
J’espère en tout cas que nous nous ressemblons assez pour que le dialogue commence. Mais avant cela, il fallait vous faire découvrir le tumulte des relations que nous entretenons avec notre
sainte bidoche. Si ce livre devait servir à quelque chose, il me plairait qu’il permette à ses lecteurs de se demander ce qu’ils mangent. Et pourquoi. Et comment.
Addendum 01/10/2009 : Faites connaître ce livre autour de vous si le sujet vous
touche...
Dimanche 27 septembre 2009
Non pas de moi, mais des photographies de la catégorie Côte Sauvage. Elles ont été redimensionnées, et en
ressortent grandies, j'espère... Vous pouvez les voir, en commençant par la première, en cliquant ici.
Bonne découverte, ou redécouverte...
Par Hacène
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Fil de soie arachnéen flottant au vent
Par Hacène
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Publié dans : Faune et flore
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