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Pilgrim est un blog avant tout photographique, une invitation par l'image à découvrir le littoral de la Charente-Maritime. Ses paysages sont le fruit de la dynamique naturelle de la côte et du travail séculaire des sociétés qui nous ont précédés. Legs naturel et culturel précieux que je m'efforce de vous montrer, en espérant que les moments que vous passerez ici seront une source d'inspiration pour vos futures pérégrinations.

Jeudi 15 octobre 2009

Une île surgit dans l'estuaire de la Gironde



L'île s'est formée par accumulation de sédiments à l'entrée de l'estuaire,
à deux kilomètres du phare de Cordouan (ci-dessus),
surnommé «le roi des phares». Crédits photo : AF
P


À deux kilomètres du phare de Cordouan, des sédiments se sont accumulés sur 4 hectares, formant un territoire encore ignoré des cartes. Un phénomène extrêmement rare.


Elle n'est pas apparue du jour au lendemain, mais à l'échelle classique de formation des continents, sa naissance pourrait être qualifiée d'assez soudaine. Selon les témoignages recueillis auprès des plaisanciers, l'émergence de ce vaste banc de sable remonterait au mois de mars. Aujourd'hui, l'îlot présente 4 hectares découverts à marée haute et une centaine à marée basse, à deux kilomètres du célèbre phare de Cordouan. «On avait déjà vu une dune grandir dans l'estuaire sous l'effet de l'accumulation de sédiments, mais elle était rattachée à la côte. Une île qui se forme au milieu de l'estuaire, voilà un phénomène tout à fait nouveau», s'émerveille Jean-Marc Thirion, écologue et président de l'association Obios (Objectifs biodiversité) contacté par lefigaro.fr.

Difficile d'expliquer avec précision le mécanisme ayant conduit à l'émergence de ce bout de terre, mais pour le scientifique, l'accumulation d'un si grand volume de sédiments à cet endroit est sans doute liée à «l'importante érosion des côtes charentaises, qui s'est accentuée ces dernières années sous l'effet des deux ouragans, Martin en 1999 et Klaus en 2009».

Aujourd'hui, on recense sur l'île une douzaine de plantes différentes, dont une partie relevant de la végétation spécifique aux dunes. Autant de signes, selon Jean-Marc Thirion, que le milieu évolue «vers quelque chose de plus complexe».

Fêtards et parachutistes investissent l'île


Mais cet écosystème fragile pourrait être victime de sa toute nouvelle notoriété. «Ça devient presque un lieu à la mode. Deux cents personnes sont venues faire la fête sur l'île début septembre, et l'autre jour, elle a servi de terrain d'atterrissage à un groupe de parachutistes. Or, c'est un lieu sensible au surpiétinement», s'alarme l'écologue, qui s'est pour sa part rendu sur place à deux reprises avec d'autres naturalistes pour étudier la faune et la flore locales.

Outre la question de sa protection, celle de l'attribution de l'île à telle ou telle commune proche ne devrait pas manquer de se poser. «Il va falloir la géo-référencer. On est un peu perdu, il y a un vide juridique autour de cette question», constate Jean-Marc Thirion. De toute façon, selon lui, «aucune commune ne semble vraiment s'en préoccuper » pour l'instant. C'est encore la ville de Royan, en la personne de l'adjoint au maire chargé de l'environnement, Bernard Giraud, qui s'intéresse le plus à ce territoire surgit des eaux, rapporte Sud Ouest. Opposé à l'implantation d'un terminal méthanier sur la pointe du Médoc, il voit dans cette île le signe que les déplacements de sable sont plus complexes à prévoir que ne le laissait entendre un rapport commandé par le grand port maritime de Bordeaux. Et que les efforts pour maintenir un chenal de navigation risquent d'être, de ce fait, plus coûteux que prévu.

Reste à savoir si l'île ne va pas disparaître aussi vite qu'elle est apparue. «Il se peut en effet que ce ne soit que transitoire, admet Jean-Marc Thirion. Mais le volume important de sable qui se déplace dans l'estuaire laisse penser qu'il y a de fortes chances pour que ça se pérennise».

Pauline Fréour
Source : Le Figaro

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Note de Pilgrim
: D'après Le Figaro, ce phénomène daterait du mois de mars de cette année, mais cela fait bien 18 mois à deux ans que j'en ai entendu parler la première fois. Voici deux images. La première est tirée de wikipedia (libre de droits). La date de prise de vue n'est pas indiquée, mais il y a un an, j'ai abordé ce banc et il était plus fourni. Elle pourrait donc avoir plus d'un an, mais la morphologie des bancs sableux étant très changeante, ce n'est pas sûr (du tout).


Elle a bien sûr été prise depuis le phare, dont on voit l'ombre en cette fin de journée. À gauche, la chaussée sumersible qui mène au phare depuis le bord du plateau rocheux, où abordent les bateaux de passagers.

Voici maintenant une capture d'écran montrant le site tel que révélé par Google Earth, à partir d'une photographie aérienne, donc.


En bas à gauche, la tâche sombre est le plateau rocheux sur lequel est construit le phare de Cordouan, qui apparaît comme un point blanc. La chaussée submersible est visible également.
Les bancs de sable au nord (en haut) sont au moins partiellement submersibles. Par contre, la longue langue de sable, dont l'une des pointes est à proximité du phare, reste partiellement au-dessus des plus hautes eaux, toujours découverte. Elle est d'ailleurs visible depuis le continent.
Ce phénomène, bien que spectaculaire, n'est pas rare. Mais nul ne peut dire si l'île sera encore là dans un an. Quoi qu'il en soit, suivre son évolution et notamment sa colonisation par la végétation suscite un vif intérêt de la part de tout naturaliste...


Addendum du 22 octobre 2009 : Blanche, qui laisse parfois un message sur Pilgrim et habite la région, m'envoie ces quelques photos prises l'an dernier sur le banc de sable en question. La végétation n'était pas encore présente :






Par Hacène - Publié dans : Estuaire de la Gironde
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Lundi 12 octobre 2009







Nebkas sur une dune de la Côte Sauvage



Les nebkas sont de petites dunes formées par l'accumulation de sable piégé par un obstacle quelconque, notamment végétal. La plante, en ralentissant le vent, entraîne le dépôt du sable que celui-ci mettait en mouvement. Ces accumulations sont généralement de quelques décimètres, comme ici, mais elles peuvent exceptionnellement atteindre deux à trois mètres (Fezzan libyen et Lout iranien).




Par Hacène - Publié dans : Côte Sauvage
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Jeudi 8 octobre 2009
J'inaugure une nouvelle catégorie, faite des mots des autres. Les auteurs seront divers, peut-être même pas toujours connus. Les sujets abordés seront tout aussi variés. L'objectif est de donner du grain à moudre à l'esprit. L'adhésion n'est pas une règle, le rejet parfois de rigueur je pense. Rien de tel pour aujourd'hui néanmoins.

Il est bien sûr possible de m'envoyer des citations, en cliquant sur contact, tout en bas de la page.

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Addendum : Certains semblent être dans l'impossibilité de lire une bonne partie droite du texte. Vous pouvez retrouver celui-ci intégralement dans la réponse au premier commentaire.





Par Hacène - Publié dans : Citations
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Samedi 3 octobre 2009
En 1884 fut construit en Patagonie, à l'extrémité méridionale de la Terre de Feu, en Argentine, un Phare du Bout du Monde, qui donna son nom au roman qu'il inspira à Jules Verne. Abandonné à la décrépitude moins de vingt ans plus tard, il est redécouvert par André Bronner, Rochelais d'adoption, qui décide de le reconstruire en 1994. Une autre réplique du phare original est rapidement mise en chantier, face à la pointe des Minimes, à La Rochelle. Inauguré début janvier 2000, Le Phare du Bout du Monde de La Rochelle est maintenant bien connu des gens de la région...



La Pointe des Minimes et le Phare du Bout du Monde
Photo recadrée (!)






Par Hacène - Publié dans : La Rochelle
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Mercredi 30 septembre 2009
Bidoche, aux éditions Les Liens qui Libèrent (LLL). Sortie aujourd'hui en librairie, du dernier livre de Fabrice Nicolino, journaliste bien connu de ceux qui fréquentent le blog Planète sans visa. Il existe désormais un site consacré à ce livre, à partir duquel on peut accéder à un blog spécifique. Bien sûr, je ne l'ai pas encore lu, ce qui ne saurait tarder, mais je vous encourage néanmoins dès aujourd'hui à le faire, en acquérant l'ouvrage en question.




En voici l'introduction :

Je suis né pour ma part dans le sous-prolétariat urbain de la banlieue parisienne. Ce n’est pas un lieu rieur. Ce ne fut pas un temps calme. Il m’arriva plus d’une fois de rêver meilleur destin. Mais qui choisit ? Il reste que, dans les meilleures années de cette époque engloutie à jamais, ma mère préparait le dimanche midi un roast-beef, un rosbif farci à l’ail qui déclenchait chez nous tous, les enfants de cette pauvre nichée, une émeute de papilles.

Un repas peut-il rendre heureux ? Oui. Un morceau de viande peut-il faire croire, le temps d’une tablée familiale, que tout va bien, que tout va mieux ? Oui. J’ai mangé beaucoup de viande. J’ai pris un grand plaisir à mastiquer, à partager avec les miens ce qui était davantage qu’un mets. Je suis mieux placé que d’autres pour comprendre que manger de la viande est un acte social majeur. Un comportement. Une manière de se situer par rapport au passé maudit de l’humanité, et de défier le sort promis par l’avenir.

Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j’ai changé d’avis et de goût. Modifier ses habitudes est l’une des vraies grandes libertés qui nous sont laissées. Je l’ai fait. Derrière la viande, peu à peu, les morceaux, hauts et bas, se sont reformés, comme dans les dessins animés de mon enfance, qui ignorent tout de la logique triviale de la vie ordinaire.

Derrière une côte de bœuf, j’ai fini par voir un bœuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon. On peut parler d’un choc, immense et lent. L’histoire que je vais vous raconter n’est pas simple, et j’en suis le premier désolé. Elle peut d’autant plus paraître compliquée qu’elle l’est en réalité. Mais ce n’était pas une raison pour faire un livre pesant. Celui-ci ne devrait pas l’être. On y verra beaucoup d’hommes en action, prenant en notre nom des décisions plus ou moins réfléchies. Avec des conséquences majeures que la plupart ignorent.

Cela explique les tours, détours, ruses et contorsions d’une affaire profonde, qui nous concerne tous. Ce livre sur la viande commande du temps, et de la réflexion. Peut-être est-ce une mauvaise idée de le signaler d’entrée, à l’heure d’Internet et du zapping tous azimuts. Mais c’est ainsi. Au moins ne serez-vous pas trompé sur la marchandise. Il reste que cet ouvrage peut aussi se lire pour ce qu’il est : une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n’était inévitable. Où tout aurait dû être pesé. Ou tout aurait pu être contrebalancé. Une histoire pleine de bruit et de fureur, emplie jusqu’à déborder de qualités qui sont souvent de pénibles défauts. Laissez-vous porter par cette vague venue des temps les plus anciens, et posez-vous les bonnes questions, qui vous rendront fiers d’être des humains dignes du mot.

Comment des animaux aussi sacrés que le taureau Hap de la plus haute Antiquité sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en notre nom, de nouvelles méthodes pour « fabriquer » de la « matière » à partir d’êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-il aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l’industrie de la bidoche est-elle dotée d’une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? À la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l’élevage industriel ? Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d’antibiotiques et d’hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver dans des proportions étonnantes la si grave crise climatique en cours ?

Qui est responsable ? Et y a-t-il des coupables ? La réponse n’a rien d’évident, mais elle existe, dans les deux cas. Ce livre vous convie à une plongée dont vous ne sortirez pas indemne. À la condition de le lire pour de vrai, vous ferez ensuite partie d’une tribu en expansion, mais qui demeure on ne peut plus minoritaire. La tribu de ceux qui savent. Et peut-être même rejoindrez-vous celle qui ne veut plus. A-t-on le droit de se révolter ? On en a en tout cas le devoir.

Je mange encore de la viande. De moins en moins, et désormais si peu que j’entrevois le moment où je cesserai peut-être de le faire. Je ne suis pas un exemple. Je suis exactement comme vous. J’espère en tout cas que nous nous ressemblons assez pour que le dialogue commence. Mais avant cela, il fallait vous faire découvrir le tumulte des relations que nous entretenons avec notre sainte bidoche. Si ce livre devait servir à quelque chose, il me plairait qu’il permette à ses lecteurs de se demander ce qu’ils mangent. Et pourquoi. Et comment.




Addendum 01/10/2009 : Faites connaître ce livre autour de vous si le sujet vous touche...




Par Hacène - Publié dans : Environnement / science / santé
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Dimanche 27 septembre 2009
Non pas de moi, mais des photographies de la catégorie Côte Sauvage. Elles ont été redimensionnées, et en ressortent grandies, j'espère... Vous pouvez les voir, en commençant par la première, en cliquant ici.
Bonne découverte, ou redécouverte...


Par Hacène
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Jeudi 24 septembre 2009



Fil de soie arachnéen flottant au vent




Par Hacène - Publié dans : Faune et flore
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