Lundi 8 mars 2010
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16:30
Cet article un bon complément en images de celui mis en ligne le 2 mars, Xynthia - Quelques éléments d'explication.
Grâce à Marie-Sophie, j'ai pu avoir connaissance d'un site dont j'ignorais l'existence et qui a mis en ligne une cartographie
des inondations dans le Marais Poitevin, réalisé par télédétection. La carte ci-dessous présente en bleu les zones qui ont été inondées. En bleu foncé, celle qui l'étaient encore le 4 mars, en
bleu clair celles qui l'étaient le 2 mars mais d'où l'eau s'est retirée entre-temps. Marans, la ville située sur la droite de l'image, est à environ 8 km à vol d'oiseau du littoral. En cliquant
dessus, vous serez dirigés vers le document d'origine, plus grand et sur lequel les zooms sont possibles (une fois redirigés, cliquez sur la croix en haut à droite, sans quoi vous n'aurez accès
qu'au zoom).
Danielle, de Fanal Safran, signale sur son blog la mise en ligne de photographies aériennes de Philip Plisson, qui renvoie d'ailleurs vers un lien
où l'on trouve celles de son fils Guillaume Plisson. Mise à part la première, toutes les photos sont de ces deux professionnels de l'image. On trouvera d'autres clichés sur le lien indiqué plus
haut.
Sur cette première photo glanée sur le net, on voit la situation normale de la côte : au premier plan la partie sud de la commune de La Faute-sur-Mer, qui se poursuit par la Pointe d'Arçay, une
flèche sableuse très dynamique et qui progresse vers le sud chaque année. De l'autre côté du Lay, la partie sud de la commune de l'Aiguillon-sur-Mer. Le littoral se prolonge, vers le sud, jusqu'à
la Pointe de l'Aiguillon, extrêmité nord de l'Anse de l'Aiguillon, que l'on distingue très bien.
Voici maintenant une photo de Guillaume Plisson prise le lundi 1er mars, soit un peu plus de 24 heures après la
tempête. Au premier plan, la même partie de La Faute-sur-Mer que sur l'image précédente, de même que l'Aiguillon juste en face. Les terres à gauche sont totalement envahies par la mer. En suivant
le littoral sur la rive gauche du Lay (le fleuve qui sépare les deux communes), on distingue la route accolée à la digue de défense à la mer...
Photo Guillaume Plisson, lundi 1er mars
Digue de défense à la mer, qui part de l'Aiguillon et se prolonge jusqu'à la Pointe de l'Aiguillon. On regarde là
dans la même direction que sur la photo précédente. La Dive, que l'on apercevait déjà, est bien visible, redevenue une île à l'occasion de cette inondation.
Photo Guillaume Plisson, lundi 1er mars
Le même site mais un peu plus loin et en regardant cette fois dans l'autre sens, vers le nord-ouest. On voit
toujours La Dive. Au premier plan, Les Sablons, aux maisons très récentes et bien inondées. On repère bien les digues séparant les différents polders.
Photo Guillaume Plisson, lundi 1er mars
Sur cette photo de La Faute, on prend parfaitement conscience que les maisons sont nettement en dessous du niveau
des plus hautes mers.
Photo Guillaume Plisson, lundi 1er mars
L'inondation des habitations et notamment des exploitations agricoles a en outre généré des pollutions locales
dont les terres surexploitées n'avaient pas besoin...

Photo Philip Plisson, mercredi 3 mars
Photo Philip Plisson, mercredi 3 mars
C'est dans le Marais Poievin que les inondations ont été les plus spectaculaires et les pertes humaines les plus
nombreuses. Mais l'ensemble du littoral charentais a lui aussi été touché. Par exemple Port-des-Barques, où j'ai vécu trois ans, comme en témoignent les photos mises en lignes par Canelle. De nombreuses photos et réflexions aussi chez Dany, de Fanal Safran...